franchir un cap, par Marc WASILEWSKI

écrit par Toma Olivier 14/05/2012réflexions du groupe

Je pense qu’il nous faut maintenant franchir un cap et travailler sur deux points : Définir nos objectifs et notre cadre de référence pour passer à l’action. Notre souhait : un modèle économique pour les établissements de santé (MCO ? EPHAP ? A INVENTER ?) Plan : 1 qui sommes nous ? 2 Que voulons nous faire (reprise acquisition, création, conseil, think tanks…) 3 Notre positionnement géographique (région, France, Europe…) 4 Description de notre modèle basé sur le DD en santé, sans rémunération du capital mais uniquement dans l’intérêt des salariés, des patients et de la structure Définir un contrat avec le corps médical, avec le personnel les tutelles 5 Quelles ressources financières ? Avec un vrai projet, nous devrons trouver les ressources pour la 1ère acquisition Soit LBO en fonction du potentiel de l’établissement repris Soit partenariat avec congrégation religieuse (pour les idées managériales) Soit avec la mutualité Soit avec un fonds investissement finances solidaires (A explorer) Soit avec un petit groupe déjà existant Soit avec une fondation (caisse d’épargne) ou association déjà existante Ou enfin ce qui serait peut être le plus original une SCOP ou plus original encore une SCIC, société coopérative d’intérêt collectif qui permet d’associer les salariés, les collectivités locales des investisseurs privés des usagers et même l’Etat. Pour la SCOP (Société coopérative et participative) c’est assez simple on est dans le cadre d’une vraie société commerciale et en région on trouve généralement une association qui aide à monter les dossiers. Il faut un marché (c’est le cas pour la santé) et un savoir faire c’est notre apport. Nous devons ensuite nous positionner sur cette image auprès du Ministère de la santé en montrant l’approche novatrice du concept pour que les ARS deviennent nos apporteurs d’affaires. Marc WASILEWSKI

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Inventer un nouveau modèle,

écrit par Toma Olivier 14/05/2012réflexions du groupe

Le secteur hospitalier Français jouit encore d’une bonne image de marque, mais subit un contexte économique morose, une absence totale de vision de ses leaders, le modèle économique qui l’anime en devient lentement mais surement, caduque. Le secteur public, n’a pas été accompagné dans le passage aux 35 heures, ni dans la mutation de la T2A, la crise est profonde en son sein. Le secteur privé , même s’il a fait la preuve de saine gestion, a perdu le « sens », en confiant « ses » établissements, crées par des praticiens dans les années 50, à des groupes financiers, dont le seul objectif est la rentabilité des capitaux investis, sur le court terme. Les indépendants qui restent, n’auront pas d’autre choix que de leur« vendre », souvent à contre cœur, même si les chèques permettent de relativiser. Un jour peut être ces actionnaires quitteront le secteur, que se passera t il alors ? Ne serait il pas grand temps de favoriser des actionnariats « solidaires », établis sur la durée. Le secteur associatif est « entre deux » et cumulent souvent les faiblesses des autres modèles. Le sanitaire et le médico-social se méconnaissent gentiment, ces acteurs s’affrontent souvent, au mieux, s’ignorent, alors qu’ils pourrait mutualiser et innover ensemble. Le pouvoir, l’image et l’argent deviennent buts et non « moyens d’agir et d’entreprendre. La « Famille Santé » n’existe pas, les acteurs restent dans l’individualisme forcené, alors qu’ils devraient savoir collaborer pour inventer les solutions de demain. Pourtant le secteur de la santé est noble, il est composé d’hommes et de femmes souvent engagés, passionnés, de formations diverses, variées et complémentaires, soucieux de bien faire le travail qui leur est donné, la mission qui leur est confiée. Le budget de la santé est considérable, son déficit malgré les réformes successives reste abyssal mais les moyens existent, même, s’ils sont mal répartis, ils sont là. La population française augmente, elle vieillie, elle est davantage exigeante en termes de santé, cela demande donc une réelle prise de conscience et responsabilisation de la part de chacun. La « demande » augmente donc irrémédiablement et « l’offre » à plutôt tendance à diminuer. C’est un « marché » sur lequel la demande augmente et l’offre diminue, c’est donc une « niche» économique, raison pour laquelle les fonds d’investissements, s’y engouffrent , mais ils ne doivent pas rester la seule solution. Aujourd’hui rares sont ceux qui proposent une vision différente, ni les partis politiques, ni les fédérations hospitalières, le « terrain » doit se structurer pour inventer la suite. Alors, c’est peut être à nous de jouer… Pour faire évoluer cette situation et ainsi ancrer le développement durable dans la santé (c’est à dire soutenir un accroissement de l’activité dans la durée et le respect de toutes les parties en présence) et le transformer en un développement responsable, respectueux et solidaire, nous devons changer notre regard et proposer un nouveau modèle économique. Ce modèle basé sur le management responsable, la gestion et l’innovation se veut collaboratif et philanthropique. Collaboratif dans le sens où ce modèle favorise le travail en commun, la mise en commun des compétences et des idées pour atteindre un objectif partagé. Philanthropique, car nous mettons nos patients et nos collaborateurs, au premier plan de nos priorités et ceci de manière désintéressée tout en ayant aussi à l’esprit, au quotidien, de préserver la santé des générations à venir. Par expérience, nous savons que l’utopie d’aujourd’hui peut devenir la réalité de demain, si un groupe de bonnes volontés œuvre dans un but commun. Le comité « Allumette Belin *» (au capital de 9,91 euros), s’est constitué le 3 novembre 2011, ses participants ont déjà réalisé ensemble des actions collaboratives, philanthropiques et efficaces. Nous savons mettre nos énergies en synergie pour le bien commun, c’est fût même la raison d’agir ensemble. Nous savons sans tabou, que l’argent et le pouvoir sont des moyens nécessaires pour agir pour la communauté, pour développer durablement, mais non le but de nos actions. Ce comité est composé de managers qui ont fait la preuve de leur engagement tant au niveau de leurs établissements que dans des actions collectives. Sur cette base,… Je vous propose de travailler ensemble à la création d’un nouveau modèle économique, qui permettrait de bâtir la suite plutôt que de nous laisser user par un système incohérent qui tourne sur lui-même et de nous installer dans une complainte inefficace et destructrice. Au delà du tour de table que nous avons réalisé, qui a permis de valider le fait que nous partageons toujours les mêmes valeurs et les mêmes envies, nous avons clairement décidé d’œuvrer ensemble à la création de ce nouveau modèle et de faire de cette « utopie » d’aujourd’hui, la réalité de demain. En parallèle, nous avons construit depuis cinq ans, un outil de réflexion, de recherche et d’action le C2DS qui bien au-delà de batailles environnementales, œuvre déjà au quotidien dans cet esprit .Nous pouvons aussi nous appuyer sur cette expérience pour bâtir ce nouveau modèle dont nous « rêvons ». Quelle est la suite ? Je vous propose, si vous en êtes d’accord, de m’adresser une contribution écrite synthétique, pour que nous puissions collecter les idées techniques et philosophiques de chacun, à débattre et valider ensemble. Nous pourrions nous retrouver à nouveau à Paris le 14 Février à 18HOO pour présenter la synthèse de ces collaborations et l’ébauche d’un plan d’action réaliste et concret. A vous lire Olivier TOMA – 06 68 54 72 12

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